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Participation de 3 étudiants malgaches aux cérémonies du centenaire de la Première Guerre mondiale et au défilé du 14 juillet 2014 : Retour sur un séjour mémorable

En cette fin d’année, Paulijohanne RAZAFINDRAMARIA et Peterson Roméo MANAMBEZANDRY, étudiants du Département d’Etudes Français (DEF) de l’Université de Toliara victorieux de l’opération « Dis-moi dix mots… » 2014 et sélectionnés à ce titre, se souviennent et racontent leur expérience.

26, décembre 2014. par | Philippe DURAND 0 commentaire(s).



« Nous sommes heureux de rendre compte de notre séjour à Paris qui s’est déroulé durant la semaine de célébration du centenaire de la première guerre mondiale, en juillet dernier, avec les autres délégations de jeunes francophones venus de quatre-vingt pays. La semaine du centenaire s’est déroulée dans une parfaite entente entre tous les jeunes de différents pays et de différentes cultures.
Un premier accueil a pris place aux invalides, monument parisien dont la construction fut ordonnée par Louis XIV par l’édit royal du 24 février 1670 pour y abriter les invalides de ses armées. Plusieurs musées de l’armée et des nécropoles militaires y sont installés.

Un second accueil a eu lieu dans l’amphithéâtre de l’école militaire de Paris à l’occasion duquel le Président de la République française a fait un discours qui avait pour message : la paix des générations d’aujourd’hui et l’hommage solennel aux soldats de tous les continents qui ont participé aux combats de la Grande Guerre. Sur les champs Elysées, la moitié des nations du monde était représentée.

La visite de monuments, musées et autres lieux emblématiques parisiens a été très intéressante dans la mesure où cela nous renvoie à l’histoire, aux évènements qui ont marqué mais aussi au talent de ceux qui les ont construits, nous citons :

  • Le Musée de la Grande Guerre. C’est un espace consacré à la première guerre mondiale, situé à Meaux, à 50 kilomètres à l’est de Paris. Il a été inauguré le 11 novembre 2011. Il traite de la première guerre mondiale et de la première bataille de la Marne.

  • Le Musée de l’air et de l’espace du Bourget. Le plus important musée aéronautique de France, le plus ancien et l’un des plus grands du monde. Il occupe une partie de l’aéroport dont on célèbre le centenaire cette année. Situé au nord de Paris, son histoire a commencé le 9 octobre 1914. Il a été construit pour contrer l’offensive des allemands arrivés dans la Somme.

  • L’Arc de triomphe de l’Etoile, construit de 1806 à 1836 sur ordre de Napoléon 1er, est situé à Paris dans le 8ème arrondissement au centre de la Place Charles-de-Gaulle. Edifié à l’extrémité ouest de l’avenue des Champs-Elysées et à 2,2 kilomètres de la Place de la Concorde. Il fait maintenant partie des monuments nationaux à forte connotation historique. Dans ses fondations se trouve la tombe du soldat inconnu de la Première guerre mondiale, où chaque soir on ravive la flamme du souvenir, en hommage aux combattants tombés pour la France.

  • Le musée du Louvre possède une longue histoire de conservation artistique et historique de la France, depuis l’Ancien Régime jusqu’à nos jours.

  • L’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture) où un « world café » a été organisé pour encourager les échanges d’idées entre les jeunes concernant la Première Guerre mondiale.

  • La Tour Eiffel, œuvre de Gustave Eiffel dont le projet était de réaliser une grande tour pour l’exposition universelle de Paris de 1889. La Tour sert à la réalisation d’expériences scientifiques : météorologie, physique, télégraphie... .Elle joue également un rôle sur la fibre patriotique, évoquant le siècle des Lumières ou encore la Révolution Française. Elle évoque également le siècle de l’industrie et de la science dont les voies ont été préparées par le grand mouvement scientifique de la fin du XVIIIème siècle et par la révolution de 1789.

  • La répétition de la chorégraphie pour le défilé a pris place au Mont-Valérien qui est un fort polygone à cinq côtés construit de 1840 à 1846. Il est l’un des seize forts construits autour de Paris. Durant la Première Guerre mondiale, la forteresse du Mont-Valérien est utilisée pour la défense aérienne de Paris. Un projecteur y est installé pour voir les avions la nuit. Aujourd’hui, il est le siège des institutions comme le 8ème régiment de transmission, le colombier militaire national, le musée colombophile militaire et celui de l’annexe des transmissions, où sont exposés des appareils de transmission.

  • La plus belle avenue de Paris (les Champs-Élysées), témoin et théâtre des plus grands moments de l’histoire de la France (ex : la Révolution Française) est marquée aussi par la présence de grands musées. C’est sur cette avenue que s’est déroulé la représentation officielle de la chorégraphie réalisée par les jeunes lors du défilé du 14 juillet. C’est donc sur cette avenue triomphale que l’on célèbre les grandes victoires politiques, historiques ou bien sportives. Comme titre historique, ce tracé monumental n’a pris le nom de Champs-Élysées que bien plus tard, sous la Révolution Française, afin de faire oublier le cachet royal de l’avenue. La nomination « Champs-Élysées » fait référence au royaume des morts où selon la mythologie grecque (chère aux révolutionnaires) séjournaient les bienheureux.

  • Le défilé sur les Champs-Élysées, auquel nous avons participé, moment exceptionnel et commémoratif, a été conçu en deux temps : un premier temps de recueillement pour ne pas oublier l’atroce barbarie de la guerre, sa dureté, sa tristesse, sa froideur, sa souffrance puis la célébration de la richesse et de la diversité de l’humanité dans un moment de fraternisation. La chorégraphie avait pour objectif essentiel : la paix au service de la justice et de la liberté. Suite au défilé, les feux d’artifices du 14 juillet tirés depuis la Tour Eiffel ont brillé merveilleusement. Ils avaient pour thème : « Guerre et Paix ».

Après toutes ces visites, un dîner croisière nous a été offert à bord d’un bateau-mouche sur la Seine. On a pu observer de profil les monuments les plus prestigieux de Paris qui ont marqué l’histoire de la France.

Malgré les différentes langues pratiquées par les jeunes des 80 pays participants, nous avons pu facilement communiquer entre nous grâce aux langues internationales : le français et l’anglais.

La guerre a fait tellement de victimes qu’il faut éviter qu’elle se reproduise. Les discussions que nous avons pu avoir avec d’autres jeunes comme nous permettent de dire que les jeunes d’aujourd’hui vivent en paix, dans une parfaite entente, ce qui n’était pas le cas, cent ans passés. Nous, les jeunes, souhaitons la paix au monde entier, pour les siècles à venir.
La visite de différents monuments marquants divers événements et personnages nous a donné la possibilité d’élargir nos connaissances sur une échelle plus large à travers le monde. En tant qu’étudiants en Lettres françaises, la découverte de la sculpture, de l’architecture et de bien d’autres choses encore nous seront utiles pour nos futurs projets d’études.
La création de l’OFAJ (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse) dans le cadre du Traité de l’Elysée le 05 juillet 1963 marque la coopération entre la France et l’Allemagne, contrairement à l’époque de la Première Guerre mondiale. Son cinquantième anniversaire, célébré cette année, prouve l’amitié et la relation entre les jeunes français et les jeunes allemands. L’engagement des représentants de l’OFAJ (français et allemands) dans chaque groupe, en tant qu’encadreurs, nous renvoie de nouveau à la paix avec leur gentillesse envers les encadrés (les jeunes des 80 différentes nations) montre l’importance de l’amitié et de la relation entre jeunes du monde entier.
Participer au défilé international sur les Champs-Élysées, avenue triomphale, pour célébrer les grandes victoires historiques, politiques ou bien sportives a été un grand honneur pour nous tous.
Le centenaire aura servi également de moment privilégié pour la transmission de l’histoire et de la mémoire de la Grande Guerre à toutes les jeunes générations. Désormais, les musées et les monuments sont qualifiés de dépositaires de la mémoire de la Grande Guerre. L’année 2014 semble particulière car la mémoire des disparus est honorée grâce au recueillement que les jeunes ont effectué aux Champs-Élysées dans le premier temps de la représentation de la chorégraphie.
Pour terminer, ce voyage nous a fait vivre certaines des époques les plus dures que l’humanité a connues. Nous avons en nous le sentiment qu’il faut pérenniser la paix dans le monde entier. »