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Renforcement linguistique et pédagogique des personnels du primaire : la formation n’est pas une fin en soi.

C’est à l’école, dans la classe, et avec ses élèves, que chaque enseignant va devoir transmettre ce qu’il a reçu. Des missions de suivi vont avoir lieu tout au long de l’année scolaire. Elles font partie intégrante du dispositif de formation.

23, octobre 2014. par | Philippe DURAND 0 commentaire(s).



Les 7 référents « instituteurs » sur zone du projet MAPEF sont à pied d’œuvre et se préparent à commencer leur programme annuel de suivi sur un échantillon conséquent d’instituteurs qui viennent de bénéficier de 5 semaines de formation « en présentiel » du 1er septembre au 4 octobre derniers.

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Annie Zoé RAVOLOLONIAINA - référente instituteurs ATSIMO ANDREFANA
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Aurélie RASOARIMANANA - référente instituteurs ANALAMANGA
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Madeleine Marie Jeannette RAZAFIARISOA - référente instituteurs VAKINANKARATRA
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Clairette SOAZARA - référente instituteurs DIANA
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Marie Berline VOLAZANDRY -référente instituteurs BOENY
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Soloarintsoa RAHERINIAINA - référent instituteurs HAUTE MATSIATRA
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Lydie Samueline RAZAFIZANAMBELONOMENANAHARY - référente instituteurs ATSINANANA

35 EPP des CISCO I et II des 7 régions d’intervention du projet MAPEF sont concernées. Elles vont recevoir au moins une fois par trimestre la visite du référent « instituteurs » MAPEF de la région. Il sera le plus souvent accompagné d’un conseiller pédagogique du primaire. L’objectif principal est de mesurer l’impact de la formation dont ont bénéficié plus de 5 200 enseignants du primaire.

La formation des enseignants est encore très souvent présentée comme la solution si l’on veut améliorer la qualité de l’éducation. On oublie trop fréquemment de dire qu’elle n’est pas une fin en soi et qu’elle ne saurait se suffire à elle-même. Pour mesurer l’impact d’une formation qu’elle soit exécutée « en présentiel » ou en auto-formation « tutorée » ou non, il convient tout d’abord d’en vérifier la pertinence. Pour celle qui nous intéresse, le renforcement linguistique et pédagogique du et en français des instituteurs, les objectifs visés tournaient autour de la capacité de l’enseignant à s’exprimer en français avec plus d’aisance dans sa classe avec ses élèves. L’habileté à l’oral étant le passage obligé pour que l’enseignant ait confiance en lui pour enseigner en français. Sur le plan pédagogique, la formation était axée sur l’acquisition de notions de base devant permettre à l’instituteur de préparer sa classe afin de proposer aux élèves de vraies séances d’apprentissage.

Si la formation a été très largement tournée vers la pratique avec des simulations, il n’en reste pas moins qu’il est nécessaire d’en mesurer les acquis. C’est à l’ouvrage dans sa classe que chaque instituteur sera observé, conseillé mais aussi encouragé. Un entretien individuel suivra chaque observation. Il s’agit à la fois d’une mesure d’accompagnement et d’un contrôle « qualité ». Rappelons que 78% des instituteurs sont des contractuels qui pour la grande majorité d’entre eux n’ont reçu à ce jour aucune formation initiale.

Les référents « instituteurs » ont à leur disposition une fiche de suivi, outil simple et concret qui a été élaboré collectivement. Chaque trimestre une synthèse sera établie et envoyée à l’équipe projet MAPEF qui rassemblera les données. Une partie des remarques émises pourra sûrement servir à l’amélioration des supports de formation pour les prochaines actions.
L’application en classe à l’issue d’une formation montre des effets attendus et d’autres qui le sont moins. C’est là en partie, que se situe tout l’intérêt du dispositif de suivi qui va débuter prochainement.